Origine et définitions

La psychologie positive est née dans les années 1960 avec les psychologues humanistes :

Abraham Maslow

Abraham Maslow

Carl Rogers

Carl Rogers

  • Carl Rogers, qui parlait du « fonctionnement optimal de la personne »
  • Abraham Maslow, qui évoquait les potentialités versus les dysfonctionnements.

Le mouvement de la psychologie positive a émergé lorsqu’on a constaté un manque d’attention donnée aux forces et aux caractéristiques positives des personnes, qui font que la vie vaut d’être vécue.

La psychologie positive apporte donc une évolution dans la définition même de la santé mentale.

D’une définition par la négative : la santé mentale est une absence de symptômes ou de troubles avérés du comportement ;

On passe à une définition positive : la santé mentale est un état de bien-être où l’individu est capable de mobiliser des ressources pour surmonter ses difficultés, s’épanouir et contribuer positivement au fonctionnement de la société.

« Mobiliser des ressources« ? Mais lesquelles par exemple ? Cherchez bien…!🙂

Nous en avons plusieurs sous notre chapeau : « l’empathie, la créativité, la gratitude, le sens de la justice, l’optimisme, la pardon« .

Ainsi, avec cette nouvelle définition de la santé mentale, la psychologie, la psychologie positive, devient « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement et au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions. »

Domaines d’application

L’intérêt de la psychologie positive réside, selon moi, dans ses apports dans différents domaines de la vie :

  • A l’école, avec l’apprentissage coopératif, le tutorat par les pairs ou le développement de l’empathie chez les enseignants qui ont montré leurs effets positifs sur les élèves
  • Au travail, avec le développement de l’éthique de l’entreprise comme facteur de réussite
  • Dans le domaine de la santé, avec l’encouragement de l’empathie chez les médecins et l’édition de messages positifs, au lieu des messages de peur, lors des campagnes de santé publique. En effet, il a été montré que les messages constructifs donnant des moyens de modifier ses comportements à risque sont plus efficaces que les messages annonçant uniquement le danger auquel on s’expose, puisque les messages concrets et constructifs augmentent le sentiment d’efficacité personnelle. Ex : passer de « Fumer tue ! » (en France) à « Voici 4 moyens de combattre l’envie de fumer : attendez 10 min, respirez profondément, buvez de l’eau et faites autre chose » (au Canada). Sur le site de Santé Canada, on trouve aussi des brochures avec des conseils et l’histoire de Martin que l’on suit dans son processus d’arrêt du tabagisme.
  • Dans le domaine du développement durable (DD), où la rhétorique de la peur devrait faire place à une rhétorique positive pour s’assurer une réelle démarche pro-DD. En effet, les scenarii réalistes mais catastrophes n’appellent pas naturellement à l’action, au changement de comportement, alors que, si ces messages faisaient état des bénéfices personnels que nous pourrions tirer de nos actions, notre engagement serait alors plus probable. Il s’agit donc de développer une vision positive de la nature et de ses bienfaits, en terme de santé, de sécurité et de bonheur. Passons donc du cercle vicieux entre la pollution et les maladies au « cercle vertueux entre le bonheur et la consommation éco-responsable » !🙂

Toutes les citations de cet article sont tirées de l’ouvrage Psychologie Positive : le bonheur dans tous ses états (sous la coordination de Ilios Kotsou et Caroline Lesire, Editions Jouvence, 2011) et spécifiquement des chapitres de 1, 5 et 6, rédigés respectivement par Ilios Kotsou et Caroline Lesire, Jacques Lecomte et Eric Lambin.

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À propos de audreyjammes

Passionnée par le management de l'intelligence collective, je m'intéresse aux nouvelles façons de travailler et de vivre ensemble. Je m'initie à la communication non violente, à la psychologie positive... Je m'intéresse également aux pédagogies alternatives, à l'habitat partagé et bientôt à la permaculture... Enfin, j'aime jouer, lire, voyager et explorer...!

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  1. Sandra C. dit :

    merci !!! ça tombe bien je cherchais à en savoir plus sur les créateurs de la psychologie positive? y’a pas une anecdote rigolote sur maslow d’ailleurs? vous êtes vous même psychologue ???cordialement sandra

    • audreyjammes dit :

      Bonjour Sandra !

      J’apprécie beaucoup votre enthousiasme sur le sujet !
      Je ne connais pas d’anecdote particulière sur Maslow…désolée !🙂
      Et je ne suis pas psychologue non plus ! Je suis consultante en management, spécialisée dans le développement de l’intelligence collective.
      Je vous réponds par ailleurs à votre mail pour que l’on puisse échanger plus longuement !

      A bientôt !

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